A propos de notre Art Martial

Présentation

photo 01 p  Art de combat d’inspiration japonaise mais de conception occidentale le NIHON TAI-JITSU qui signifie en Japonais « Techniques du Corps » est en fait une méthode moderne de défense personnelle. Il ne s’agit pas de l’addition de judo, aïkido et karaté mais d’un sport basé sur les attaques telles quelles pourraient se produire dans la vie courante.
Nous retrouvons bien sûr des mouvements des Arts Martiaux traditionnels (frappes, luxations et projections), mais ces mouvements ont subi des transformations pour les adapter à la défense proprement dite.

– Parades effectuées en déplacement.
– Actions portées sur des articulations et points sensibles.
– Projections en partant à distance de l’adversaire et toujours précédées et suivies de frappes.photo 07 p
De plus sur le plan pédagogique, la méthode mise au point par des professeurs d’Arts Martiaux doublés d’enseignants d’éducation physique est très progressive.
Les techniques sont classées de manière judicieuse et facile à suivre, pouvant être pratiqué par tous, n’incluant pas de chutes violentes, pas de compétition.
N’oublions jamais que le Nihon Tai-Jitsu est un ensemble de techniques de défense personnelle et non un moyen d’attaque. La défense se fait à mains nues contre un ou plusieurs adversaires armés ou non.

photo 06 pA notre époque où la violence éclate de toutes parts, les méthodes de défense sont plus que nécessaire et le NIHON TAI-JITSU en particulier. La maîtrise de cette discipline, si l’esprit en a bien été saisi, doit engendrer la paisible assurance des forts et des sages et non l’agressivité systématique. La Self-Défense est la Défense de soi-même et non l’attaque des autres. Si la riposte est dure, nette, définitive, elle est néanmoins proportionnée à l’attaque, donc toujours juste.
Le NIHON TAI-JITSU est donc une méthode Française de Self Défense dans laquelle on envisage que la vie du pratiquant peut-être mise en danger. Il faut donc en un minimum de temps et d’effort, obtenir un maximum d’efficacité avec le moins de risques possible. A noter, le NIHON TAI-JITSU était aussi appelé autrefois au Japon « KOSHI NO MAWARI »; la partie projections et luxations portait le nom de « JU-HO » (méthode de la souplesse).

 

livre-hernaez01Extrait du livre :

Le NIHON TAI JITSU Ed. SEDIREPpar Roland HERNAEZ

9ème dan Hanshi NIHON TAI-JITSU

SEIBUKAN ACADEMY (Japon)

Historique du Nihon Tai Jitsu

Nihon Tai-Jitsu / Tai-Jitsu et Roland Hernaez sont indissociables, voici donc leur histoire.

Roland Hernaez, né en 1934, commence les arts martiaux en 1951 par le JUDO et le JU-JITSU. Il fait son service militaire au Fort Carré d’Antibes et pratique le close-combat, dont il devient instructeur. En 1956 il passe sa ceinture noire de judo, et démarre la pratique du KARATE, de l’AIKIDO et du TAI-JITSU qu’il découvre auprès de JIM ALCHEIK.

Ecoutons maître Hernaez à propos de ce pionnier oublié des arts martiaux en Occident :
« Jim Alcheik étHernaez 01-1pait un bon 3ème dan de judo qui vivait en Tunisie. Il y rencontre Minoru Mochizuki qui l’invite à venir au Japon. De 1954 à 1957, Jim Alcheik étudie au dojo YOSEIKAN à SHIZUOKA de MINORU MOCHIZUKI qui le considérait comme son représentant pour l’Europe.
Jim Alcheik crée à son retour du Japon la FEDERATION FRANCAISE de AIKIDO TAI-JITSU et KENDO (FFATK), et enseigne ces 3 disciplines. Son tai-jitsu est une méthode de self-defense basée sur les techniques qu’il avait apprises du maître. Cette méthode personnelle, il l’a créé avec les encouragements du maître Mochizuki; j’ai vu des écrits dans lesquels le maître lui demandait de créer la FFATK. »

Jim Alcheik eut 3 assistants; l’un d’eux, Roland HERNAEZ, s’occupait plus particulièrement de la partie tai-jitsu. Malheureusement, Jim Alcheik décède en 1962 dans l’explosion d’une villa lors de la guerre d’Algérie. Après sa disparition, ses élèves se dispersèrent, chacun travaillant de son coté techniquement mais surtout pédagogiquement.

Roland Hernaez s’attacha alors à mettre sur pied une méthode de self-defense, en partant de l’enseignement d’Alcheik. En 1967, au sein de « Budo Académie », l’association de tai-jitsu a commencé à grouper quelques éducateurs qui ont travaillé discrètement et efficacement.

Citons maître Hernaez à ce propos :
« Jim Alcheik était un excellent budoka, cependant il y avait un point dans son enseignement qui ne me convenait pas – c’est le professeur de gym cartésien qui parle – c’était le manque de rigueur dans sa démarche. Je m’en étais ouvert à plusieurs reprises, au cours des différents stages que j’ai suivis avec le maître Mochizuki. Ce dernier m’encouragea à élaborer une méthode plus cartésienne du Tai-Jitsu. En 1972, je partis au Japon à l’invitation de la Japan Publication, une maison d’édition, pour développer mes connaissances en Shorinji-Kempo, que je connaissais déjà pour l’avoir travaillé ; accompagné de Georges Hernaez et de Daniel Dubois, nous nous entraînames 3 semaines dans le temple de Shikoku. J’ai été très attiré par cette école. A mon retour, j’ai hébergé un gradé de Shorinji-Kempo, (Maître AOSAKA) durant 2 ans avec lequel je travaillais tous les jours et plusieurs heures. J’ai été la première ceinture noire de Shorinji Kempo en Occident. Je dois admettre que le Shorinji Kempo m’a beaucoup apporté; j’y ai puisé beaucoup de choses pour enrichir mon tai-jitsu. Je n’ai pu y rester car cette école dispense un aspect religieux –le kongo zen- avec lequel je n’étais pas d’accord. »

Roland Hernaez, à son retour du Japon, fonde la FEDERATION FRANCAISE de TAI-JITSU et SHORINJI-KEMPO, dont il sera le président les deux premières années. Puis les deux disciplines se séparent pour suivre leurs propres chemins, maître Hernaez se consacrant désormais exclusivement au tai-jitsu.

Hernaez 03pBudoka accompli, maître Hernaez aura eu pour professeurs et maîtres :

en judo Me Levannier et Me Kawaishi

en karate-do, Me Plee et Me Murakami

en Aikido, Me Jim Alcheik et Me Hiroo Mochizuki (le fils)

en tai-jitsu, Me Jim Alcheik et Me Minoru Mochizuki.

A l’instar du maître MIKINOSUKE KAWAISHI, qui a réussi l’implantation du judo en France là où d’autres avaient échoué, maître Hernaez va structurer l’enseignement du tai-jitsu et mettre au point une méthode avec un programme pour aider les professeurs et un système de ceintures similaire au judo.

En 1977, le tai-jitsu devient une discipline affinitaire de la FFKAMA. Ceci devait apporter aux yeux des dirigeants une sorte de reconnaissance dans le monde des arts martiaux français, et permettre l’accès à un diplôme d’état pour les futurs enseignants (le Brevet d’Etat d’Educateur Sportif). L’appui d’une grande fédération devait aider à l’épanouissement de notre discipline.
En 1985, estimant que la FFKAMA ne laissait pas assez de liberté au tai-jitsu, ses dirigeants décident de la quitter.
Puis en 1988, la FFJDA décide de relancer le ju-jitsu en France et invite Roland Hernaez à la rejoindre avec ses adhérents. Le maître Hernaez fait partit d’une équipe d’experts devant mettre sur pied un programme commun, mais au bout d’un an, nouvel déception, car la « filière ju-jitsu » ne permettait que d’aller jusqu’au 1er dan.
En 1988, la législation française sur les grades et sur l’enseignement pousse les dirigeants du tai-jitsu à revenir au sein de la FFKAMA, intégrant ce que la fédération de karate appelle le KARATE-JUTSU et qui regroupe les disciplines affinitaires.

Depuis 1985, le tai-jitsu a également été reconnu par les maîtres japonais, apportant une sorte de consécration à notre discipline et au maître Hernaez. Ainsi nous avons été admis au sein de la Fédération International des Arts Martiaux , organisme créé au lendemain de la guerre et dirigé par les plus grands maîtres des différentes disciplines, tels que le Me MINORU MOCHIZUKI et le Me SATO pour le ju-jitsu, le Me SUGINO pour le KATORI-SHINTO-RYU, le Me MIFUNE pour le judo. Certains malheureusement sont décédés depuis.
Le tai-jitsu a également été reconnu par le SEIBUKAN ACADEMY qui fut longtemps dirigé par le Me SUZUKI, 10ème dan de karate GOJU-RYU, ainsi que par l’IFNB (International Federation Nihon Budo) du Maître Minoru Mochizuki.
Pour preuve de cette reconnaissance, les Japonais ont permis à maître Hernaez d’ajouter le mot NIHON qui signifie « authentiquement japonais ». C’est pourquoi notre discipline s’appelle désormais
NIHON TAI-JITSU.

Citons encore le maître Roland Hernaez :
 » J’ai la fierté aujourd’hui de dire que cette méthode de self-defense, issue du JU-JITSU des samourai est respectée dans le monde entier qui lui reconnaît son efficacité, sa progression, ses principes, sa hiérarchie et aussi son esprit particulier. Les maîtres japonais parmi les plus grands héritiers du BUDO traditionnel, personnalités avec lesquelles je suis en contact direct depuis des années, ont donné à ma méthode le label NIHON (authentiquement japonais) que nos pratiquants arborent avec fierté. Associé avec le NIHON JU-JITSU de la Fédération Internationale des Arts Martiaux notre style est reconnu et apprécié par ces maîtres détenteurs de la reconnaissance impériale japonaise. Le président d’honneur était lui-même l’oncle de l’empereur le prince HIGASHIKUNI. Chaque année les maîtres japonais avec lesquels j’étudie témoignent leur attachement ainsi j’ai eu l’honneur d’être nommé au cours du stage de MUNICH (OCTOBRE 1992) 8ème dan de NIHON JU-JUTSU, plus haut grade décerné dans ce BUDO à un occidental. Ma méthode est avant tout un Art Martial faisant partie du BUDO traditionnel, mais en plus, il s’agit d’une conception particulière de la défense personnelle à la portée de tous, issue du véritable JU-JUTSU, dans la lignée des maîtres KANO, MIFUNE, ITO, KAWAISHI, MOCHIZUKI, SATO, KAWANO. A notre époque de troubles où l’accent est mis sur la compétition il me parait vital pour l’avenir de l’homme de favoriser tout ce qui peut contribuer à l’harmonie et à la paix. Si le NIHON TAI-JITSU tel que je l’ai conçu peut apporter une pierre à cet édifice, ce sera ma meilleure récompense et l’espoir en une vie de progrès. »

Rappelons que maître Hernaez est officiellement 4ème dan de judo, 4ème dan de aikido, 7ème dan de karate-jutsu/nihon tai-jitsu, 1er dan de shorinji-kempo, et ce qui est rare, diplômé d’état 2ème degré dans les 3 disciplines du judo, aikido, karate.
Enfin, le Maître Minoru Mochizuki lui a remis le titre de HANSHI, plus haut titre dans le Budo Japonais.

Depuis maître Hernaez a également été nommé 9ème dan SHIHAN HANSHI NIHON TAI-JITSU du SEIBUKAN ACADEMY (ALL JAPAN BUDO FEDERATION), en reconnaissance des services rendus au BUDO.
L’élévation au grade de 9ème DAN de Roland HERNAEZ est l’aboutissement de cinquante années consacrées à l’étude, à l’enseignement et à la diffusion des différents Arts Martiaux qu’il pratique.

Georges H 02p     Hernaez 02p     Max 01p

Georges Hernaez                Raymond Jugeau               Max Lormeteau

Signalons aussi que le Collège Central International est dirigé par les experts suivants :

  • Roland HERNAEZ
  • Georges HERNAEZ
  • Raymond JUGEAU
  • Max LORMETEAU

(Ce texte a été supervisé par Maître Roland HERNAEZ)

Historique du Ju-Jitsu

livre-hernaez02Extrait du livre : JU-JITSU « La Force Millénaire », Ed. AAR
par Roland HERNAEZ, 9ème DAN Japon du SEIBUKAN ACADEMY

Bibliographie:

  • R. HABERSETZER : « Ju Jitsu et Kïaï (Marabout)
  • BUDO MAGAZINE EUROPE
  • KARATE-BUSHIDO MAGAZINE
  • DOJO ARTS MARTIAUX
  • STEPHEN R. TURBULL: « Samourai seigneurs Japonais de la guerre » (Ed. Bordas)
  • INAZO NITOBE: L’âme du Japon » (Siam)
  • M. RANDOM : « Arts martiaux ou esprit des budo » (Ed. Nathan)
  • JAPON: (Peuples et nations) Time Life
  • C. HUGUET : « Acupuncture et arts martiaux » (Ed. Maisonneuve)
  • F. DIDIER: « Karate-Do l’esprit guerrier » (Ed. Sedirep)

 


 

Samourai 04Depuis que l’homme est apparu sur terre, il a dû combattre pour rester vivant face à une nature hostile, contre les animaux et contre les hommes, non seulement pour défendre ses biens, mais aussi pour assurer sa supériorité et pour régner en maître sur son entourage.
Le Japon pays en proie à des guerres perpétuelles entre clans, mais aussi pour protéger son territoire, développa l’art du combat d’une manière particulièrement efficace surtout en ce qui concerne le corps à corps et ceci pendant la période féodale durant laquelle les arts militaires prirent un maximum d’importance.

Parmi ces arts le SUMO puis le JU-JITSU occupaient la première place. A l’origine, le SUMO (ou SUMAI c’est à dire le combat) était confondu dans l’ensemble des luttes japonaises. Selon les historiens, sa séparation remonte à un fameux combat, celui de NOMI NO SOKUNE et TAIMA NO KUEHAYA. Aujourd’hui, il est admis que les origines du JU- JITSU datent de cette époque.

De toute façon, il est vraisemblable que les Arts Martiaux japonais naquirent aux Indes, puis par l’intermédiaire de la Chine se concrétisèrent plus tard au Japon. Des documents prouvent qu’en Grèce comme en Egypte des méthodes de combat proches du JU-JITSU Japonais étaient pratiquées par les hommes d’armes. Des bas reliefs sur certains tombeaux le démontrent de manière formelle.

Selon la tradition, l’Empereur MING-TI de la dernière dynastie HAN envoya aux Indes des agents qui rapportèrent des techniques de combat rapproché.
En 527 de notre ère, le moine indien BODHI DHARMA enseignait la religion bouddhiste dans un monastère du nom de SHAOLIN dans la province de HONAN en chine.
BODHIDHARMA (DARUMA) incorpora dans ses exercices quotidiens de ZEN, exercices qu’il enseignait à ses moines, des techniques de combat corps à corps inspirées de la lutte animale. Il est intéressant de noter que le nom de SHORINJI que l’on retrouve dans l’histoire du BUDO japonais et dans plusieurs écoles (SHORIN -RYU, SHORINJI- KEMPO…) est la lecture du mot chinois SHAOLIN.

Introduit au Japon par les moines, certaines de ces techniques donnèrent naissance au SUMAI, au TODE, au KOGUSOKU qui deviendra l’AIKI- JITSU, ainsi que le KUMIUCHI, art du combat à mains nues né sur les champs de bataille.

Trois grandes époques peuvent caractériser l’évolution des Arts Martiaux au Japon :

L’époque du BU-JUTSU:
Epoque des techniques de combat, expérimentées au cours de luttes sanglantes ou sur le champs de bataille.

L’époque des BU-GEI : (Art du combat)
Les techniques sont classées en 18 arts : les BU-GEI JU-HAPPAN – époque du perfectionnement des styles, création d’écoles.
Les techniques du JU-JITSU créées à une époque où le combat, réalité quotidienne, enseignait l’art de survivre, sont codifiées.Les BUSHI (guerriers et SAMOURAI), souvent des maîtres de renom, ouvrent des écoles : les RYU.

L’époque moderne :
Les BUDO : création des Arts Martiaux traditionnels.
Les soucis principaux étaient orientés vers l’esthétisme (l’éducation physique et morale des pratiquants) et l’orientation de la technique (JITSU) vers la voie (DO); la recherche se poursuivant toute une vie.
Subissant l’influence de groupements religieux, les Arts Martiaux s’imprègnent de philosophie, obligeant parfois à accorder une prédominance plus spirituelle que physique.

En revenant aux origines du JU-JITSU, le maître JIGORO KANO créateur du JUDO moderne (1860-1939), explique que venant de Chine, les premiers maîtres donnèrent un enseignement de base très rudimentaire. Les techniques d’attaque et de défense portaient essentiellement sur l’utilisation des pieds et des mains.
Au fur et à mesure, les pratiquants utilisèrent davantage de souplesse, l’esquive venue du travail au sabre, le contrôle de l’attaque, l’apport des luxations et des projections.
Le JU-JITSU était né.

Cependant, le JU-JITSU des SAMOURAI ne comprenait pas uniquement des projections, frappes, luxations et étranglements, mais aussi un art qui permettait de sauver un sujet en état de mort apparente ou de calmer certaines douleurs: cet art s’appelait KUATSU. Les KUATSU sont toujours enseignés aux ceintures noires et en particulier aux professeurs. Ils font partie des épreuves d’examen de 2ème degré de NIHON JU-JITSU et de NIHON TAI-JITSU.

Ces techniques de « retour à la vie » agissent en général sur l’excitation des zones réflexogènes avec retentissement sur les centres nerveux et cardiaques. Le mot KUATSU est la contraction de KUA (vie) et TSU (JUTSU). Le mot KWAPPO qui est souvent employé par les spécialistes signifie « ensemble des méthodes de retour à la vie. »

Pour ajouter à la formation du JU-JITSUKA, les KUATSU se complétaient du SEIFUKU (art des rebouteux).


Samourai 01

Sur le plan historique, le KOJIKI livre des choses anciennes, un des plus vieux ouvrages de référence, puis plus tard le NIHON SHOKI, relatent des épisodes de lutte corps à corps.
Dès le début de l’ère MUROMACHI, à partir du XIVème siècle, le SUMO et le KUMI UCHI commencèrent à se codifier.
Faisant partie de la formation des SAMOURAI, ils donnèrent naissance vers 1500 au BU-JITSU (Technique de Combat) et à de nombreux RYU, chacun de ces RYU ayant une méthode et surtout une technique propre à lui-même. Chaque RYU transmettait oralement l’ensemble codifié du maître aux disciples.

Les premiers RYU naquirent durant le Japon médiéval, vraisemblablement au XVème siècle . Issu de ces RYU, l’art des BUSHI (guerriers) allait progressivement trouver sa forme définitive. Cependant, ce ne fut qu’au début du XVIIème siècle que le nom de JU-JUTSU apparut fréquemment à la place de l’appellation KUMI-UCHI.
Groupés sous le nom générique de JU-JITSU, voici quelques uns des RYU célèbres:

YAWARA JITSU  TAI JITSU
 WA JITSU  TORITE
 KOGUSOKU  KEMPO
 HAKUDA  KUMI UCHI
 SHUBAKU  KOSHI NO WAKARI
 TENSHIN SHINYO RYU  KITO RYU
 KIUSHIN RYU  TAKENO UCHI RYU

Cependant, comme il a été dit auparavant, l’influence chinoise continua d’imprégner les BUDO japonais, par exemple vers 1600, un chinois TCHIN GEN PIN s’installa à EDO qui deviendra plus tard TOKYO et enseigna des techniques de combat corps à corps de l’époque MING à trois RONIN (voir plus loin).

Le travail accompli par ces quatre techniciens fait partie de cette immense compilation qu’est le JU-JITSU. Recherches locales et apports extérieurs, venant souvent de Chine, ont contribué à l’évolution du JU-JITSU ancestral, lui donnant parfois une forme imprégnée de douceur et de non violence.
La philosophie chinoise donne en ce qui concerne la forme de combat corps à corps du JU-JITSU l’image du saule pliant sous la neige, cédant ensuite sous son poids pour la rejeter, par opposition au pin qui résiste longtemps à cette accumulation avant de voir ses branches se briser.